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En avance dans
les sondages par
rapport à 2007,
le candidat
centriste se
compte désormais
parmi les trois
présidentiables.
Ne lui demandez
pas pour qui il
se désistera :
« Mon but est
de gagner. En
2007, confie
François Bayrou
en privé,
dans mon
inconscient, mon
but premier
était de faire
un score. Ce
n'est plus le
cas. » Et
alors que les
enquêtes
annoncent un
doublement de
son score en
deux mois, il
ajoute : «
Quand les
sondages
montent, ça ne
me trouble
plus... »
Qu'est-ce qui
lui permet cette
sereine
confiance ? Le
relatif
discrédit de ses
adversaires,
bien sûr,
l'absence de
Jean-Louis
Borloo et
peut-être
bientôt d'Hervé
Morin. Mais
au-delà de la
tectonique
électorale,
c'est sa
personne qui
joue. "Les
électeurs votent
sur ce que vous
êtes. » Et
lui entend
profiter de
cette campagne
pour « que
l'on devine le
président que je
pourrais être ».
Une part
croissante de
Français se
sentent tentés
par cette
troisième voie,
autour de celui
qui fut le plus
lucide pour
anticiper la
gravité de la
crise. Face à
l'enjeu - 50
milliards
d'économies, 50
milliards de
recettes à
trouver - «
il ne faut plus
que l'on se
définisse contre
la gauche ou
contre la
droite. Il
faudra bien que
tous soient
autour de la
table ». |
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Ça commence par
une campagne
civilisée. «
Je ne participe
à aucune
polémique de bas
étage. » Ou
encore : « Je
ne découpe pas
les Français en
tranches. Je ne
parle pas aux
jeunes comme à
des jeunes et
aux vieux comme
à des vieux. Ce
sont tous des
citoyens.
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« Un pays uni,
rien ne lui
résiste ! »
Et ça, ça marche
plutôt bien.
François Bayrou,
l'admirateur de
Henri IV le
rassembleur,
compte les
ralliements,
observe les
hésitants : «
Ça dépendra des
sondages. »
Mais pour
gouverner ? «
J'en appelle à
une majorité
ouverte autour
de 10-12 grands
principes. La
seule condition,
c'est que tout
le monde soit
d'accord sur ce
corpus. »
Au fil des
semaines, et ça
aide aussi une
dynamique,
François Bayrou
s'est projeté
dans la
fonction. «
Il faut renouer
avec la
Constitution
: le
Président
inspire, le
Premier ministre
doit être un
Premier ministre
de plein
exercice. Il
faut un dialogue
gouvernement-Président,
une
coresponsabilité.
Dans la crise,
on ne peut pas
fonctionner avec
des opposants ou
des exécutants
serviles. Un
pays uni, rien
ne lui résiste
! »
Cette belle
vision - naïve,
diront certains
- d'une
gouvernance «
plus complice et
moins
complaisante »
ne masque-t-elle
pas un grand
vide
programmatique ?
Avec une
précision
professorale, il
vous démonte les
blocages sociaux
comme il vous
démontre
l'insignifiance
d'une TVA
sociale. On y
croit ou on n'y
croit pas, mais
le Palois ne
sera pas un pâle
compétiteur.
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