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La réforme (dite
Guigou) de règles de tarification des établissements accueillant des
personnes âgées dépendantes (les MAPAD) est entrée en application au
1er janvier 2002.
Si comme attendu
par les concepteurs de cette réforme, les tarifs de pension pratiqués par
les MAPAD sous tutelle des Conseils Généraux à majorité socialiste
ont plutôt diminué, en revanche l'augmentation substantielle des
tarifs à été la règle quasi générale dans les MAPAD sous tutelle de
conseils généraux à majorité RPR.
C'est dire que
les pouvoirs territoriaux ont délibérément "saboté" les décisions de
l'Etat, c'est dire que la décentralisation menée dans le désordre
actuel de l'organisation territoriale de la France produit plus de
dégâts que d'effets bénéfiques. Le département de la Manche s'est
montré, hélas, particulièrement actif dans sa volonté de "saboter"
la réforme, les augmentations pratiquées dans les MAPAD sous sa
tutelle ont été significativement supérieures à celles pratiquées
dans les autres départements... et même pour l'une de ces MAPAD, la
MAPAD de Brécey, les augmentations ont été astronomiques : plus de
25% d'augmentation. BA s'est donc saisi du dossier en ce qu'il
illustre dans le menu détail que décidément il faut vraiment
restaurer la République en France puisqu'à ce jour :
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* Une
collectivité territoriale, en l'occurrence le conseil général, peut
contre la volonté de l'Etat, imposer au citoyen une décision injuste
dans ses conséquences, arbitraire dans ses fondements et de toute
évidence illégale dans sa forme.
* Un
establishment départemental composé d'élus, de fonctionnaires
territoriaux, de journalistes locaux et de bien d'autres encore,
puissamment constitué en clan grâce au cumul généralisé des postes,
des mandats et des fonctions et à l’enchevêtrement des intérêts au
travers d'un empilement des structures administratives (communes,
communauté de communes, pays, conseil général, syndicat mixte,
syndicats intercommunaux, etc...) fait obstacle à toute vie
authentiquement démocratique.
* Une
opposition citoyenne n'a aucune chance de se faire entendre. Elle
est privée de son droit d'expression puisque censurée par la presse
locale, pire même menacée dans son existence parce que , par
définition, elle échappe au contrôle des pouvoirs locaux. BA vous
souhaite bonne lecture du dossier joint qui démontre, par l'exemple
concret, l'impérieuse nécessité de réformer, en profondeur,
l'organisation politique et administrative de la France, bref
d'instaurer une VIème république.
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